… ou la vigueur des frontières sociales dans l’espace d’une maison de riches Coréens qu’investit une famille de déclassés à la recherche de moyens de subsistance.

Des frontières en horizontalité : autour de la table basse et du canapé (dessus/dessous), entre la partie visible et la partie souterraine de la maison ; en distribution des places dans la maison ; en contacts par l’odeur (celle du métro, de la ville, de l’entresol d’où viennent Ki Taek et sa famille où l’eau s’engouffrera pour les en chasser définitivement).

De l’odeur des déclassés sur laquelle Monsieur et Madame Park dissertent en la présence cachée (sous la table basse du salon) de Ki Taek et sa famille, à l’injonction faite par Monsieur Park à Ki-Taek, déguisé en indien, de participer activement à l’amusement de son fils dont c’est la fête d’anniversaire (Dites-vous que cela fait partie de votre travail) ! l’humiliation produit le déchaînement de violence sur laquelle s’achève (presque) le film. 

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Et pour aller plus loin sur les espaces du travail domestique :

Sylvie ESMAN-TUCCELLA, 2002, « Faire le travail domestique chez les autres. Transcription de l’instruction au sosie suivie du commentaire », Travailler, n°8, 2002, p. 45-72. URL : https://www.cairn.info/revue-travailler-2002-2-page-45.htm?contenu=resume

Adelina MIRANDA, 2015, « Troubles des frontières spatiales. Assignation à l’espace domestique et appropriation de l’espace public par les femmes immigrées à Naples », dans A. CLERVAL, A. FLEURY, J. REBOTIER, S. WEBER, Espace et rapports de domination, Presses Universitaires de Rennes, Rennes.

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parasites affiche française du film

 

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